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Choisir un psy :
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psychanalyse

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psychothérapies / psychanalyse
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5 - Le premier entretien


Vous envisagez de consulter un « psy » !
Seulement voilà, un psy«quoi» : psy...chanalyste ? psy...chothérapeute ? psy...chiatre ? psy...chologue ?
Savez-vous vraiment quelles différences il y a entre ces professions ? Admettons que vous souhaitez vous orienter vers un «psychothérapeute» : comment s'y retrouver parmi la pléthore de techniques existantes ?...
     
     
     
               

Les techniques

   
       
Les psychotherapies
 
origine
 
Thérapie «cognitivo-comportementale » (TCC)
Pavlov, Skinner
 
Thérapie familiale systémique
(ne pas confondre avec la Thérapie familiale psychanalytique)
 
Nombreux courants originaires de Bateson, Watzlawick, Jackson, Haley, Weackland...
 
Psychothérapie analytique
 
Jung. Malgré son appellation, ce courant se démarque totalement de la psychanalyse, Freud n'ayant pas autorisé Jung à revendiquer sa pratique comme relevant de la "psychanalyse" compte tenu de divergences théoriques et cliniques incompatibles avec les découvertes de la psychanalyse.
 
Art-thérapie
  XIX ème siècle. Utilisée par des artistes-art-thérapeutes, mais aussi par des psychanalystes.  

LE COURANT HUMANISTE - EXISTENTIEL u
q
 
Ce mouvement est né aux Etats-Unis dans les années 50 : A. Maslow, R. May, C. Rogers , F. Perls, W. Reich, etc. Près de la moitié des psychothérapies pratiquées en france relèvent de ce courant.
 
Approche « centrée sur la personne »
 
Carl Rogers
 
Gestalt-thérapie
 
Perls
 
Analyse transactionnelle ou AT
 
Berne
 
Psychodrame
(ne pas confondre avec le psychodrame analytique)
  Moreno  
Programmation Neuro-Linguistique - PNL
  Grinder, Bandler  
Analyse Psycho-Organique
  Boyesen  
               

Thérapies psychocorporelles comprenant :
- l’analyse bioénergétique >>>>>>>>>>>>>
- l’intégration posturale >>>>>>>>>>>>>>>
- la thérapie émotionnelle >>>>>>>>>>>>>
- la thérapie primale >>>>>>>>>>>>>>>>>>
- la thérapie par le cri >>>>>>>>>>>>>>>>>

 
Lowen
Painter
Jallenques
Janov
Casriel
   
               
Psychosynthèse
  Assagioli    
               
Sophia-analyse
  Mercurio    
               
Psychologie de la Motivation
  Diel    
       


Ceci n'est qu'un petit aperçu des techniques de psychothérapies les plus fréquentes (recensés par la Fédération Française de psychothérapie). A cela viennent s'ajouter les courants dits «multiréférentiels» qui intègrent plusieurs cadres de référence et plusieurs méthodes parmi celles que vous venons d’énumérer ci-dessus
. Précisons que la plupart d'entre-elles s'inspirent plus ou moins d'une partie de l'apport théorique et clinique de la psychanalyse.

   
     
La psychanalyse
 
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La psychanalyse
(par extension : psychanalyse d'enfants)
 
Freud ( J.Lacan proposera plus tard une réévaluation de l'oeuvre freudienne et développera sa propre pensée, considérée aujourd'hui comme le deuxième courant psychanalytique officiel)
   


LE CHAMP PSYCHANALYTIQUE u
q
 
Contrairement aux psychothérapies qui s'inspirent plus ou moins de la psychanalyse, le "champ psychanalytique" regroupe au départ des psychanalystes qui se sont inspirés de méthodes provenant d'horizons divers pour les adapter à la technique psychanalytique, tout en conservant les principes fondamentaux de la psychanalyse.
   
Le psychodrame psychanalytique
  S.Lebovici, J.Moreau-Dreyfus (ne pas confondre avec le psychodrame de Moreno qui n'est pas psychanalytique)    
       
Thérapie familiale psychanalytique
(par extension : psychanalyse de groupe ou de couple)
  W. Bion, S.H. Foulkes, J.B. Pontalis, D.Anzieu... (ne pas confondre avec la thérapie familiale systémique)    
       
Psychothérapie de relaxation psychanalytique
  J. Ajuriaguerra (ne pas confondre avec la sophrologie et le training autogène de Schultz qui ne sont pas des techniques psychanalytiques) .    
                 
     

Les différences entre psychothérapies et psychanalyse

   
           
             
Psychotherapies
Psychanalyse
   
                         

 

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Les psychothérapies visent généralement à supprimer les symptômes. Certes, elles soutiennent le patient, peuvent l'aider à surmonter les difficultés et modifier favorablement le cours de sa maladie en lui apportant des outils, des techniques. Mais ces dernières ne sont pas celles que le patient découvre et élabore lui-même ce qui limite ses capacités d'autonomisation future. Elles utilisent généralement la suggestion, dont les conséquences parfois négatives sont souvent ignorées, car elles ont une connaissance incomplète des mécanismes du transfert et du contre-transfert qui sont les véritables outils thérapeutiques. Or, contrairement à une idée assez répandue, ces mécanismes ne sont pas spécifiques à la psychanalyse. Ils sont omniprésents dans toute relation humaine. Toutefois, seule la psychanalyse permet d'en découvrir les multiples facettes et d'en comprendre les effets.

 


Contrairement à toutes les autres méthodes, la psychanalyse est un travail de fond qui conduit le patient à "déconstruire" lui-même et à son rythme, ses mécanismes de défenses archaïques et pathogènes (sans forçage, contrairement aux thérapies brèves) tout en lui permettant de se "reconstruire" sur des bases saines grâce à ses propres découvertes (et non à partir de techniques formatées). Les symptômes disparaissent sans qu'il soit nécessaire de recourir à la suggestion.... car un symptôme chassé trop vite par la porte revient tôt ou tard par la fenêtre, sous une forme parfois plus grave... Freud expliquait dans "Introduction à la psychanalyse" qu'il ne cherchait pas à ce que les patients croient ou adhèrent à la psychanalyse...
"un scepticisme bienveillant est, à nos yeux, l'attitude la plus souhaitable chez eux"
disait-il. Cela reste vrai, et peu de psychothérapies sont en mesure de faire de cette sage parole leur propre adage.


   
       


Bien entendu, la psychanalyse n'est pas d'un accès universel, car c'est une thérapie par la parole ("talking cure") qui suppose une "capacité de transfert" ce qui n'est pas le cas de tous les patients (notamment dans les pathologies dites "narcissiques"). L'art-thérapie par exemple, peut être très utile pour certains psychotiques, car elle permet d'élargir les moyens d'expression au-delà du langage verbal qui peut faire défaut (autisme) tout en temporisant un transfert ressenti comme étant trop intense pour d'autres (schizophrènes). Une telle approche peut toutefois être considérée comme une thérapie transitionnelle
, c'est-à-dire une méthode de transition nécessaire pour permettre au patient d'accéder progressivement à l'analyse proprement dite, via le langage verbal et le transfert qui sont "la voie royale" pour offrir des perspectives de "guérison".

   
           
                 
     

Les professions et la loi

   
   


Le titre de psychothérapeute est réglementé par la loi n° 2004-806 du 9 août 2004
relative à la politique de santé publique> lire texte.

   
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Professions

Diplômes

Années de formation
Prescription médicaments /
Remboursement thérapie par CPAM

Analyse personnelle exigée

Observations
   

Psychothérapeute

non

2 à 5 ans selon école
 

Uniquement si le thérapeute est médecin

oui
Les diplômes sont majoritairement issus d'assocations privées. Ils sont non reconnus par la législation.
   

Psychologue
(psychologue clinicien)


DESS ou DEA


5 ans
 

Pas de prescription de médicaments. Remboursement
si dans centre hospitalier ou CMP


non

Seuls les "psychologues cliniciens" peuvent exercer la psychothérapie de droit. Ils ont une formation en "psychopathologie clinique".
   

Psychiatre
Doctorat de médecine +
spécialisation psychiatrie
5 ans de spécialisation
 

oui

non
Un psychiatre n'a pas nécessairement suivi une formation complémentaire de psychothérapeute.
   
   


Psychanalyste


non


de 7 à 10 ans et +
 

Pas de prescription de médicaments. Remboursement
si dans centre hospitalier ou CMP


oui
Les exigences au sein des sociétés de psychanalyse, sont supérieures à ce que prévoit la loi. Par exemple, un doctorat de psychanalyse n'est pas considéré comme un critère de compétence pour exercer.
   
                     
 


Certains psychiatres ou psychologues peuvent également avoir suivi une formation complémentaire en psychothérapie (renseignez-vous dans ce cas sur la méthode > cf. tableau "les psychothérapies", ou en psychanalyse (cf. tableau "la psychanalyse").  Le cas échéant, et bien que la loi ne l'exige pas, une analyse personnelle préalable de plusieurs années est nécessaire. Il faut bien distinguer la formation théorique (qui procure un "savoir") et la formation pratique (dont fait partie l'analyse personnelle, et qui procure un "savoir faire"). Nous partageons pleinement le point de vue de Joyce MacDougall qui considère que notre savoir théorique est minoritaire dans l’analyse, car de trop grandes certitudes visant à se rallier à un modèle-type risquent de scléroser la situation analytique ; Les patients savent en effet parfaitement produire ou atténuer des symptômes afin de confirmer les attentes ou les souhaits du thérapeute. Freud a d’ailleurs été le premier à observer ce phénomène à propos de certains rêves appelés "rêves de confirmation" ou "qui boitent à la traîne" ; «Tout se passe comme si le patient avait eu l’amabilité d’apporter sous forme de rêve précisément ce qu’on lui avait immédiatement avant « suggéré ». L’analyste […] saisit au passage de tels rêves comme des confirmations souhaitées, et constate qu’ils ne sont observés que dans des conditions déterminées d’influencement par la cure. (p.48)» (Freud – le maniement de l’interprétation du rêve en psychanalyse – 1911 – OCF XI).

A contrario, quelques lacunes ou flottements théoriques de la part de l’analyste doivent impérativement être compensées par sa propre analyse personnelle. C’est la qualité et la profondeur de ce travail qui sont les seuls garants de la capacité psychique du thérapeute à prendre en charge des patients. Comme le soulignait très justement Winnicott :
"Nous devons nous attendre à trouver en nous mêmes les mêmes difficultés et les mêmes organisations défensives névrotiques que celles que nous trouvons chez nos patients." (D.W. Winnicott - De la pédiatrie à la psychanalyse - Payot)


uEN SAVOIR PLUS : Cf. extrait d'une interview d'André Green

   
   
   
   
     
       
 

Le premier entretien

   
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La nature de cet entretien va profondément différer selon qu'il s'agit d'un psychothérapeute ou d'un psychanalyste. Dans le premier cas, le psychothérapeute va chercher dans sa malette thérapeutique les outils dont il dispose en fonction des symptômes exposés par le patients, pour lui proposer une éventuelle psychothérapie. Pour le psychanalyste en revanche, le symptôme est un leurre qui dissimule toujours une autre souffrance masquée. De prime abord, un symptôme ne renseigne ni sur le mode d'organisation psychique (ou plutôt psychosomatique) du patient, ni sur ses capacités à s'engager dans un véritable travail d'analyse. C'est pourquoi quelques entretiens préliminaires sont souvent utiles (en général deux ou trois). Dans tous les cas, quel que soit le type de symptôme, la demande doit être "authentique", c'est-à-dire provenir du patient lui-même, et non d'une pression de l'entourage ou de la famille. En ce qui concerne les maladies somatiques (parfois improprement qualifiées "maladies psychosomatiques"), la maladie organique a remplacé la souffrance psychique. Par rapport à cela, certains psychanalystes considèrent que l'incapacité à verbaliser la souffrance psychique contenue derrière les symptômes physiques - lorsqu'ils sont organiques - est un frein à l'analyse. C'est pourquoi un aménagement du cadre analytique s'impose ici, et qu'une psychothérapie psychanalytique - en face à face - doit être menée, jusqu'à ce que le patient soit en mesure de poursuivre son traitement - s'il le souhaite - par une véritable psychanalyse (sur le divan) offrant ainsi un travail plus complet et des perspectives d’amélioration durable.

EN SAVOIR PLUS :
Jean Cournut (ancien Pdt SPP) : La psychanalyse dans le champ des psychothérapies (lien SPP)
Marilia Aisenstein : Le face à face psychanalytique (lien SPP)

   
   
   
   
   
     

 

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Dernière mise à jour : 3-mar-08